"Ils (Idris et sonserviteur Rachid) arrivèrent à Walîlî, chef-lieu du mont Zarhûn. Elle était une ville moyenne située au milieu des terrains fertiles abondamment arrosés en eau et couverts de plantations et d'oliviers. Elle était entourée d'un grand mur de construction antique".

Ibn Abî Zar, (XIIIe), Rawd al-Qirtas

les sources antiques les sources arabes
La plupart des rares références à Volubilis datent du Ier siècle. Elles se contentent de mentionner le nom de la ville (Pomponius Mela, Pline l'Ancien, Ptolémée), avec des variantes (Vodubri, Ouolubilis, Volubil...). C'est finalement Volubilis qui s'est impsosé dans l'usage, bien qu'une racine berbère soit sans doute à l'origine du nom latinisé. Peut-être est-ce Oualili, le laurier rose.

L'itinéraire d'Antonin, rédigé au IIIe siècle, présente un tableau des routes romaines et cite, avec quelques approximations, les distances qui séparent les villes et camps de la Maurétanie tingitane. On apprend ainsi que Volubilis se situe à 145 000 pas de Tanger, soit environ 220 km.

Elle sont contituées de chroniques du Moyen Age (Ibn al Fakîh, Al- Babrî, Ibn Abî Zar, entre autres). La plupart rappellent l'origine antique de la ville, et relatent l'installation d'Idris au Maroc.

Au XVIe, Jean Léon l'Africain (Abou Al-Hasan al-Wazzân) présente la cité dans sa Description de l'Afrique comme le Palais du Pharaon! C'est encore aujourd'hui le nom que lui donnent parfois les populations locales.

« Le Palais de Pharaon est une petite ville antique fondée par les Romains à un peu moins de 8 milles de Gualili. La population du Zarhon croit fermement que Pharaon, roi d'Egypte au temps de Moïse, a bâti cette ville et lui a donné son nom (...) En ce qui me concerne, quelques lettres latines qu'on lit sur les murs m'ont donné l'absolue certitude qu'elle a été bâtie par les Romains (...)Tous les ravins et toutes les collines d'alentour sont plantés d'oliviers. Pas bien loin existe une grande forêt où l'on trouve des lions et des léopards en grande quantité. (...) Elle est complètement entourée d'un mur de grosses pierres de taille, avec des portes hautes et larges. (...) Il est vrai que lorsque Idris le schismatique vint dans cette région , il se mit aussitôt à rebâtir la ville et y habita, de sorte qu'au bout de peu de temps, elle devint policée et très fréquentée. Mais après la mort d'Idris, son fils l'abandonna et se mit à bâtir la ville de Fez. (...) Aujourd'hui, il n'existe plus dans la ville que deux ou trois maisons qui servent de logement à ceux qui assurent l'entretien de la tombe et le culte dont elle est l'objet. »

Jean Léon l'Africain XVIe Description de l'Afrique